Dans une commune de 200 ventes, deux hôtels particuliers vendus très cher ou trois ruines vendues pour rien suffisent à déplacer la moyenne du prix au m² de plusieurs centaines d’euros, sans que le marché ait changé. La médiane, elle, ne bouge pas : c’est la valeur du milieu, celle qui partage les ventes en deux moitiés égales.
C’est pourquoi les notaires, l’INSEE et nous publions des médianes, accompagnées du premier et du troisième quartile, qui délimitent la moitié centrale des ventes : si la médiane est de 3 300 €/m² et les quartiles de 2 900 et 3 800, la moitié des biens s’est vendue entre ces deux bornes. L’écart entre les quartiles mesure l’hétérogénéité du marché : faible dans un quartier de copropriétés récentes, fort dans un centre ancien où voisinent biens refaits et biens à rénover.
Une médiane calculée sur trop peu de ventes n’a pas de sens : nous n’en publions aucune sous cinq ventes dans la cellule considérée, et aucune évolution sous dix ventes par an.