Les pages de département donnent, à côté des ventes anciennes, la commercialisation des logements neufs mesurée par l’enquête ECLN du ministère chargé du logement : réservations, mises en vente, stock en fin de trimestre, délai d’écoulement et prix moyens. Les deux séries ne se comparent qu’avec précaution. Le prix du neuf est une moyenne de réservations, hors parking, sur des logements souvent plus petits et mieux placés que la moyenne du parc ancien ; la médiane de l’ancien porte sur toutes les ventes, du studio à la grande maison.
L’écart a des raisons solides : performance énergétique aux normes actuelles, garanties décennale et de parfait achèvement, frais d’acquisition réduits, absence de travaux pendant dix ans, parfois des dispositifs fiscaux. Il a aussi un revers : un logement neuf perd souvent une partie de sa prime à la première revente, lorsqu’il devient un logement récent parmi d’autres. L’acheteur compare donc le neuf au prix de revente attendu plutôt qu’au prix d’achat de l’ancien.
Le stock et le délai d’écoulement donnent la température du marché : un stock qui s’écoule en plus de douze mois signale des promoteurs en difficulté, donc une marge de négociation sur le neuf comme une pression à la baisse sur l’ancien voisin.