Le phénomène touche d’abord les maisons individuelles, légères et fondées peu profondément, et les constructions anciennes sans chaînage. Les signes : fissures en escalier sur les façades, portes et fenêtres qui coincent, décollement des terrasses. La carte d’aléa du BRGM, consultable sur Géorisques à la parcelle, classe l’exposition en faible, moyenne ou forte ; depuis 2020, une étude géotechnique est obligatoire avant la vente d’un terrain constructible et avant la construction en zone moyenne ou forte.
Les arrêtés de catastrophe naturelle pour sécheresse et réhydratation des sols que nous publions pour chaque commune disent si le phénomène s’y est déjà manifesté ; les années 2018, 2019, 2020 et 2022 ont été particulièrement coûteuses. Pour un acheteur, une exposition forte justifie un regard attentif sur les fissures, les reprises d’enduit et l’historique de sinistres, et éventuellement une expertise ; pour un vendeur, un sinistre indemnisé doit être déclaré.
L’incidence sur la valeur reste faible tant qu’aucun désordre n’est visible ; elle devient forte dès qu’une fissure structurelle existe, parce que la reprise en sous-œuvre se chiffre en dizaines de milliers d’euros.